jeudi 14 janvier 2010
samedi 2 janvier 2010
Ma belle mère... ça fait déjà plus de dix ans qu'on se pratique, et je ne m'habitue pas. Je crois toujours que ça va s'arranger, mais non. On est en mode statu quo, je ne la trouve pas si terrible, mais je pense qu'elle voudrait que je m'intègre à leur famille, alors que je ne le veux pas, je freine des quatre fers, tant je les ressens comme totalement différent de moi. Au final, cette distance intérieure entre eux et moi, ça me pèse, car je suis d'une nature ouverte et sympa, et à elle aussi, car elle voudrait que nous fassions, enfin que sa famille fasse un tout, un bloc.
Mais me direz-vous, si ça me pèse, et à elle, pourquoi est-ce que je ne cède pas ? Car c'est moi qui ne cède pas, entre autre.
Difficile à expliquer : elle veut m'intégrer, je le sens, mais ça impliquerait ma dissolution. Ma belle-mère aime (comme ma mère) partager ses goûts. Si nous étions plus véritablement proches, elle m'offrirait des nappes, des assiettes, dans le souci de me rendre heureuse, de me faire profiter des promotions dont elle bénéficie, et pour me faire des cadeaux et je crois, se sentir comme "donatrice", "bienfaitrice". Sauf que je déteste ses goûts. Comme je ne me vois pas le lui affirmer de but en blanc, et encore moins lui parler de ce que j'aime bien chez elle (j'ai trop peur qu'elle m'offre un truc semblable, et même si j'aime bien un bibelot, je ne souhaite pas forcément l'avoir), je ruse. Il y a une dizaine d'années, nous avons acheté des meubles (après nombres d'années dans des meublés) et elle a été sidérée (ça lui a fait du bien, notez) en débarquant dans notre nouvel appart de l'époque, de r éaliser qu'on avait tout décoré, meublé, sans en dire un mot à personne. Elle se serait vexé si mon mari n'avait pas recadré les choses en lui disant "ben, on a acheté les meubles quoi, on a pris le moins cher, c'est tout". Comprenez moi bien : si elle avait pensé que nous avions peaufiné, travaillé, pensé la déco, elle aurait été vexée que nous l'ayons fait sans partager avec elle notre souci. Elle n'a admis notre ameublement qu'après avoir constaté que, aussi incroyable que cela paraisse, nous avions acheté plus ou moins n'importe quoi. Du n'importe quoi pas si mal ; mais pas une table ou un rideau "pensé".
Si nous avions de bons rapports, elle s'attendrait à ce que je lui raconte pas mal de mes petits soucis. Est-ce que je vais racheter des serviettes de tables grises ou oranges? Or, parler avec ma belle mère de serviette de table ne me vient même pas à l'idée. Du coup, ça laisse une distance entre nous. C'est mécanique (ça n'est pas que je me retienne de aprler de serviettes de tables) mais finalement c'est utile. Je reste l'étrangère, on la connait mais ses motivations restent mystérieuses.
Du coup, on est en quelques sortes polies, mais sans plus. Sans compter qu'après une longue période où j'étais sensible à ses humeurs, ses tentatives de culpabilisation, je suis devenue une vraie bûche : bien que j'essaie de tout le temps sourire chez elle, je manque souvent d'entrain (je m'ennuie) sauf que je me concentre (je fais un effort parfois pour avoir l'air de ne pas m'emmerder), mais je suis hermétique à ses regards, humeurs, petites phrases. Mieux, quand elle me fait une petite phrase, j'essaie de la détourner. Ma belle mère adore les allusions. Or, j'y suis peu sensible : je ne les comprends pas très bien : donc, quand elle fait une petite phrase de ce genre, au lieu, comme avant, de réfléchir pour tenter de décoder, comprendre l'allusion puis culpabiliser, je prends sa phrase au pied de la lettre et me lance dans des commentaires enthousiastes. ça doit être tellement décourageant qu'elle a beaucoup diminué ses petites phrases.
Elle ne m'interroge plus sur ma famille, comme elle le faisait avant. Je ne sais pas si elle le fait pour me vexer, ou si c'est du au vide de mes réponses : je réponds toujours que ça va, d'un air enthousiaste (alors qu'avant, je ralais sur eux, très sincèrement : maintenant, plus une plainte, plus une critique : ils vont tous bien, toujours).
Donc je viens chez elle, je fais de la présence, j'attends que ça passe, je parle peu.
Je suis consciente que c'est nul... j'aimerais être plus enthousiaste. Même en faisant semblant. Mais ça me gonfle. Je m'ennuie, et je me laisse avec mollesse sombrer dans cet ennui. ça ne dure que quelques jours par an, souvent en deux ou trois fois...
Mais me direz-vous, si ça me pèse, et à elle, pourquoi est-ce que je ne cède pas ? Car c'est moi qui ne cède pas, entre autre.
Difficile à expliquer : elle veut m'intégrer, je le sens, mais ça impliquerait ma dissolution. Ma belle-mère aime (comme ma mère) partager ses goûts. Si nous étions plus véritablement proches, elle m'offrirait des nappes, des assiettes, dans le souci de me rendre heureuse, de me faire profiter des promotions dont elle bénéficie, et pour me faire des cadeaux et je crois, se sentir comme "donatrice", "bienfaitrice". Sauf que je déteste ses goûts. Comme je ne me vois pas le lui affirmer de but en blanc, et encore moins lui parler de ce que j'aime bien chez elle (j'ai trop peur qu'elle m'offre un truc semblable, et même si j'aime bien un bibelot, je ne souhaite pas forcément l'avoir), je ruse. Il y a une dizaine d'années, nous avons acheté des meubles (après nombres d'années dans des meublés) et elle a été sidérée (ça lui a fait du bien, notez) en débarquant dans notre nouvel appart de l'époque, de r éaliser qu'on avait tout décoré, meublé, sans en dire un mot à personne. Elle se serait vexé si mon mari n'avait pas recadré les choses en lui disant "ben, on a acheté les meubles quoi, on a pris le moins cher, c'est tout". Comprenez moi bien : si elle avait pensé que nous avions peaufiné, travaillé, pensé la déco, elle aurait été vexée que nous l'ayons fait sans partager avec elle notre souci. Elle n'a admis notre ameublement qu'après avoir constaté que, aussi incroyable que cela paraisse, nous avions acheté plus ou moins n'importe quoi. Du n'importe quoi pas si mal ; mais pas une table ou un rideau "pensé".
Si nous avions de bons rapports, elle s'attendrait à ce que je lui raconte pas mal de mes petits soucis. Est-ce que je vais racheter des serviettes de tables grises ou oranges? Or, parler avec ma belle mère de serviette de table ne me vient même pas à l'idée. Du coup, ça laisse une distance entre nous. C'est mécanique (ça n'est pas que je me retienne de aprler de serviettes de tables) mais finalement c'est utile. Je reste l'étrangère, on la connait mais ses motivations restent mystérieuses.
Du coup, on est en quelques sortes polies, mais sans plus. Sans compter qu'après une longue période où j'étais sensible à ses humeurs, ses tentatives de culpabilisation, je suis devenue une vraie bûche : bien que j'essaie de tout le temps sourire chez elle, je manque souvent d'entrain (je m'ennuie) sauf que je me concentre (je fais un effort parfois pour avoir l'air de ne pas m'emmerder), mais je suis hermétique à ses regards, humeurs, petites phrases. Mieux, quand elle me fait une petite phrase, j'essaie de la détourner. Ma belle mère adore les allusions. Or, j'y suis peu sensible : je ne les comprends pas très bien : donc, quand elle fait une petite phrase de ce genre, au lieu, comme avant, de réfléchir pour tenter de décoder, comprendre l'allusion puis culpabiliser, je prends sa phrase au pied de la lettre et me lance dans des commentaires enthousiastes. ça doit être tellement décourageant qu'elle a beaucoup diminué ses petites phrases.
Elle ne m'interroge plus sur ma famille, comme elle le faisait avant. Je ne sais pas si elle le fait pour me vexer, ou si c'est du au vide de mes réponses : je réponds toujours que ça va, d'un air enthousiaste (alors qu'avant, je ralais sur eux, très sincèrement : maintenant, plus une plainte, plus une critique : ils vont tous bien, toujours).
Donc je viens chez elle, je fais de la présence, j'attends que ça passe, je parle peu.
Je suis consciente que c'est nul... j'aimerais être plus enthousiaste. Même en faisant semblant. Mais ça me gonfle. Je m'ennuie, et je me laisse avec mollesse sombrer dans cet ennui. ça ne dure que quelques jours par an, souvent en deux ou trois fois...
lundi 9 novembre 2009
lorsque l'enfant parait
parfois, l'enfant parfait (ou quasi ) ainsi obtenu se casse les dents à l'école : en effet, les profs ne savent pas toujours reconnaître la perfection des enfants. Ils expliquent les choses de façon obscure, et les enfants, bien que parfaits, ne comprennent pas. Ou bien, le prof parfois même se trompe, ou bien, pire, il présente les faits d'une façon plus basique ou simple, alors que l'enfant parfait aurait parfaitement pu comprendre : mais dans sa classe, hélas, certains élèves plus bêtes empêchent la niveau de la classe de monter, alors que l'enfant parfait, lui aurait bénéficié de cours plus sophistiqué.
L'enfant parfait, parfois, au fil du temps, ne réussit pas tout si bien que cela. mais c'est la faute du prof. Ou des autres élèves.
D'autres parents, qui ne cultivent pas le mythe de l'enfant parfait, superbement entrainé, mais qui attendent, comme des naïfs jardiniers, que l'enfant pousse dans le sens où ils soufflent, voient parfois avec surprise leur enfant évoluer étrangement. D'où lui vient son apathie? De qui tient-il cet humour? Pourquoi est-il si mauvais en langues? Ils voient leur enfant fantasmé disparaître dans la brume, mais l'enfant réel qui émerge, est-il le leur?
Nous n'avons pas tous des enfants ; mais nous en sommes tous. Quel parent croit pouvoir échapper à cette malédiction? Comment y échapper? Quels sont vos trucs pour donner des impulsions à votre enfant, sans le commander, et tout en le laissant libre de prendre sa voix, et en restant lucide sur votre enfant réel? Et, pour les enfants que nous sommes tous, comment revivez vous ce passage, avec vos propres parents?
L'enfant parfait, parfois, au fil du temps, ne réussit pas tout si bien que cela. mais c'est la faute du prof. Ou des autres élèves.
D'autres parents, qui ne cultivent pas le mythe de l'enfant parfait, superbement entrainé, mais qui attendent, comme des naïfs jardiniers, que l'enfant pousse dans le sens où ils soufflent, voient parfois avec surprise leur enfant évoluer étrangement. D'où lui vient son apathie? De qui tient-il cet humour? Pourquoi est-il si mauvais en langues? Ils voient leur enfant fantasmé disparaître dans la brume, mais l'enfant réel qui émerge, est-il le leur?
Nous n'avons pas tous des enfants ; mais nous en sommes tous. Quel parent croit pouvoir échapper à cette malédiction? Comment y échapper? Quels sont vos trucs pour donner des impulsions à votre enfant, sans le commander, et tout en le laissant libre de prendre sa voix, et en restant lucide sur votre enfant réel? Et, pour les enfants que nous sommes tous, comment revivez vous ce passage, avec vos propres parents?
dimanche 8 novembre 2009
Couleurs
J'ai envie de couleurs. Bizarre, non ? je ne sais pas d'où me vient cette passion nouvelle pour les couleurs ? Un manque ? Un stress ?
je trouve que nos vies manquent de couleur et j'ai envie de rouge, d'orange, de vert pour ma maison.
Le mari n'est pas trop d'accord, il aime le zen... et moi aussi avant !!!
Que m'arrive-t-il ?
Je me souviens de l'époque où le zen, le vide, le dépouillé était mode... Qu'est-ce que je n'aimais pas, OK, mais de là à basculer de l'autre côté de la force ?
Que m'arrive-t-il ?
Oui bon je l'ai dit deux fois.
je trouve que nos vies manquent de couleur et j'ai envie de rouge, d'orange, de vert pour ma maison.
Le mari n'est pas trop d'accord, il aime le zen... et moi aussi avant !!!
Que m'arrive-t-il ?
Je me souviens de l'époque où le zen, le vide, le dépouillé était mode... Qu'est-ce que je n'aimais pas, OK, mais de là à basculer de l'autre côté de la force ?
Que m'arrive-t-il ?
Oui bon je l'ai dit deux fois.
vendredi 6 novembre 2009
Un projet fou, fou fou
Deux filles au volant d'une 4L dans le désert marocain !
Elles font partie centaines d'étudiants qui partiront de Paris en 4L le 18 février 2010 pour rejoindre en dix jours les dunes de Merzouga, au Maroc, où seront distribuées à des enfants démunis près de 60 tonnes de fournitures scolaires et sportives.
Quel courage ! Je dis ça parce que j'ai des souvenirs de vacances, de 4x4 et d'enlisement dans le désert...
Waouh. Qu'en pense Aurèle ?
Elles font partie centaines d'étudiants qui partiront de Paris en 4L le 18 février 2010 pour rejoindre en dix jours les dunes de Merzouga, au Maroc, où seront distribuées à des enfants démunis près de 60 tonnes de fournitures scolaires et sportives.
Quel courage ! Je dis ça parce que j'ai des souvenirs de vacances, de 4x4 et d'enlisement dans le désert...
Waouh. Qu'en pense Aurèle ?
lundi 2 novembre 2009
Parcs
Un truc que je déteste : les parcs de jeux pour enfants (et j'en suis bientôt sortie, ouf).
Oui parce que tous ces enfants et toutes ces mères c'est pénible aprfois, la conccurence, la médisance, le mauvais esprit qu'il peut y avoir. Dès qu'on rentre un peu dans les petits groupes. Et si on ne rentre pas et qu'on lit obstinément on reste à part.
Bon, j'ai tenté de rentrer, juste un peu, maintenant j'en ai fini avec les parcs, je crois, et ça va mieux, je lis en montrant que je suis asociale du parc et tout va bien.
Mais j'aime pas.
Oui parce que tous ces enfants et toutes ces mères c'est pénible aprfois, la conccurence, la médisance, le mauvais esprit qu'il peut y avoir. Dès qu'on rentre un peu dans les petits groupes. Et si on ne rentre pas et qu'on lit obstinément on reste à part.
Bon, j'ai tenté de rentrer, juste un peu, maintenant j'en ai fini avec les parcs, je crois, et ça va mieux, je lis en montrant que je suis asociale du parc et tout va bien.
Mais j'aime pas.
vendredi 30 octobre 2009
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